De l’ombre à la lumière, la peinture s’éclaire…

Une histoire de la lumière dans la peinture

La lumière est une affaire de vision : « tout objet renvoie à l’œil une forme lumineuse ». Or ces informations sur la lumière sont communiquées au cerveau, en charge de leur interprétation qui diffère d’un homme à l’autre. Si la « mise en lumière » d’un objet se veut objective, elle reste cependant une « invention » de l’artiste, parfois bien énigmatique. (fig. 1, René Magritte 1898-1967, l’empire des lumières)

Magritte, Carvage et Goya

Longtemps, les artistes ont installé leur atelier au nord pour profiter de la stabilité de l’éclairage. A ce titre, la lumière n’est qu’une « servante des arts ». Le paradoxe de la lumière relève de son caractère immatériel. En peinture, elle n’existe que par l’ombre et les couleurs. Ainsi, si la lumière rend visible, c’est grâce aux ombres qui dissimulent et aux couleurs qui jaillissent.

A l’approche de Noël, la portée spirituelle de la lumière est évidente pour tous. Mais cette « vision » ne doit pas être dissociée des évolutions scientifiques, qui au fil des siècles, enrichissent son iconographie. Inspirés par Kepler ou Newton, les artistes repensent, souvent avec une étonnante spontanéité, « l’éclairage » du monde. Quant au « moi », il s’oublie volontiers dans la contemplation des rayons solaires, à la recherche de son « l’âme ».

Ces évocations rapides montrent la richesse d’une histoire artistique mêlant des notions diverses, allant de la physique à la littérature.

De Léonard de Vinci (1452 – 1519) à l’invention de l’électricité, notre parcours s’attarde sur le clair-obscur caravagesque (Le Caravage, 1571 -1610 fig. 2), le siècle des Lumières (Francesco Goya 1746 – 1828. fig. 3), jusqu’à se perdre dans le noir de Pierre Soulages (né en 1919).

Si peindre la lumière semble être un moyen, c’est in fine, avant tout, un sujet.

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